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Exit (2000) : Le Patient Zéro d’un Quart de Siècle de Désillusion Esthétique Française

  • Photo du rédacteur: irw20
    irw20
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture


La douche froide de l’ambition française

Exit (2000), premier long-métrage d’Olivier Megaton, arrivait avec un minimum d’espoir : un petit budget, une ambition visuelle perceptible et la promesse d’un thriller fantastique français capable de sortir des sentiers battus. Moi, personnellement, je n’attendais pas grand-chose, mais un petit espoir restait, un peu naïf, que le film puisse proposer au moins une tension, une atmosphère ou un style qui mérite le détour. Résultat ? Une douche froide.

Le film a son mérite : on sent la volonté de Megaton de créer quelque chose de singulier. Les décors post-industriels, la photographie sombre et saturée, les compositions visuelles inspirées de son passé de graphiste et de réalisateur de clips montrent qu’il voulait un univers. Mais tout cela reste complètement gâché par un scénario amnésique, des dialogues inexistants et des personnages dépourvus de toute psychologie crédible. L’ambition visuelle ne parvient jamais à masquer la vide abyssal de la narration.

Même les scènes qui pourraient fonctionner — quelques tentatives de suspense ou de tension — s’effondrent sous le poids de la maladresse. Rien ne prend : le montage est approximatif, la mise en scène hésitante et le rythme inexistant. On a l’impression que le film avance par accumulations de plans et de décors plutôt que par une construction dramatique cohérente. On voulait un thriller stylisé, on obtient un objet froid et mécanique, un film qui se regarde mais qui ne se vit pas.

Ce qui accentue encore la douche froide, c’est que l’on n’a pas été trompé par les critiques : aucune attente déraisonnable, aucun buzz trompeur. Pourtant, même avec cette prudence, on est déçu. Le film avait un minimum de potentiel — un univers visuel, un petit frisson, peut-être un peu de tension — et il n’en reste rien. On ressort de la salle ou de l’écran avec un sentiment de gâchis : tout ce qui aurait pu fonctionner est soi-disant là, mais inexistant.

Verdict : Douche froide

Exit n’est pas le plus grand désastre que j’ai pu voir, mais c’est une douche froide prévisible et amère : il y avait un peu d’espoir, il y avait une promesse de style et de thriller, et le film ne livre rien. Juste une succession de plans froids et une narration vide.

Température de douche : environ 10 °C — glaciale, mais pas le froid paralysant des plus grands ratages.

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